Personnages historiques du clan du Dragon

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Personnages historiques du clan du Dragon

Message par Scoub le Dim 17 Déc - 12:45

Togashi
Les nombreuses histoires parlant de Togashi le dépeignent toujours comme un être d’une lucidité inégalée. On lui a même prété des pouvoirs d’oracle et la capacité de prévoir le futur. Hantei raconta à sa cour que lorsque Onnotangu pourchassa ses enfants pour les dévorer, Fu Leng et Togashi se cachèrent ensemble. Togashi eut alors une vision de l’avenir qui l’incita à appeler son père pour qu’il les dévore lui et Fu Leng.
Lorsqu’ils arrivèrent sur terre, Togashi refusa de participer au tournoi qui devait déterminer qui serait l’Empereur, prétendant qu’il en connaissait déjà l’issue. Et l’on dit aussi qu’il eut un triste sourire, le sourire de celui qui en sait beaucoup, lorsque Akodo fit allégeance à Hantei.

Dés qu’il le put, Togashi fidèle à sa nature solitaire se retira des territoires les plus peuplés et des cours en emmenant ses suivants avec lui. Le clan du Dragon s’installa dans les montagnes et se voua à des quêtes ésotériques.
Mais Togashi le sage n’était pas non plus toujours celui qui devait donner les leçons. Ainsi, il tenta vainement de comprendre le sens caché des maximes de Shinsei et déploya de nombreux efforts pour forcer le petit homme à se contredire ou à dévoiler son jeu. En pure perte.
Alors, Togashi s’assit par terre et déclara qu’il jeunerait jusqu’à ce qu’il comprenne. Persuadé de parvenir à découvrir où Shinsei voulait vraiment en venir, il n’écouta ni ses vassaux humains, ni ses frères et sœurs. Jusqu’à ce que Shinsei arrive à son tour et lui demande
"Pourquoi fais tu cela, Togashi ?"
"Je ne mangerai pas tant que je n’aurai pas compris"
Alors, Shinsei sourit et s’assit près du Dragon.
"Hé bien, moi non plus".
Togashi regarda Shinsei et réalisa qu’il s’était montré doublement stupide. Tous deux rirent de concert et rompirent le jeune.
L’impact de Togashi sur l’Empire reste mineur par rapport à celui de certains membres de sa fratrie, comme Doji, Shiba ou Akodo notamment. Pourtant, sa sagesse et sa nature si excentrique ont beaucoup influencé les traditions et les mentalités de son clan. En matière de spiritualité mais aussi de science, le clan du Dragon fut souvent de manière paradoxale le plus innovateur malgré son isolement.
Togashi se rendait rarement à la capitale en dehors des occasions ou Hantei faisait appel à lui. Il participa et survécut à la guerre contre Fu Leng puis retourna à ses montagnes pour vieillir sans plus faire parler de lui. L’Empire n’apprit la nouvelle de son décès que lorsque Dame Doji partie rendre visite à son frère en la 101ème année du calendrier impérial s’en retourna pour annoncer qu’il avait nommé un successeur parmi ses suivants.

Mirumoto
Celui qui fut de tous temps considéré comme un des plus grands guerriers de l'Empire eut une existence assez mystérieuse avant de rencontrer le kami Togashi et dans le fond, même après cela.
Il existe un grand nombre de légendes et d'histoires qui prétendent expliquer qui était le grand guerrier dégingandé à la joue balafrée en croix mais on continue à tout ignorer de lui. On sait simplement que lorsque Togashi après une certaine discussion avec Shinsei se retira dans les montagnes, un homme et une femme le suivirent. Mirumoto était cet homme et il devint le garde du corps de Togashi. Avec la femme nommée Agasha, ils aidèrent leur seigneur à construire son premier château et durant les années qui suivirent, d'autres samurai vinrent les rejoindre, ressentant un étrange appel dans leurs âmes.
Ceux qui montraient des prédispositions à la guerre furent formés par Mirumoto et l'école qu'il créa fut par la suite célèbre pour son style de combat inédit. Le Niten, la voie des deux épées (ou encore, la voie des deux ciels) est encore aujourd'hui considérée par de nombreux samurai d'autres clans comme "la voie des làches" mais elle n'en est pas moins redoutable et à défaut de la pratiquer, tous les dojo de l'Empire en étudient les principes. Mirumoto lui-même disait à propos de son école "un samurai possède deux mains, faut-il être obtus pour se contenter d'une seule lame afin de défendre son seigneur".
D'aucuns disent que Mirumoto était un guerrier accompli mais aussi un homme cynique et mysanthrope, voire opportuniste. Il n'hésitait pas à frapper ses ennemis non seulement de ses deux épées mais aussi de ses pieds, ses coudes et même du front lorsqu'il en avait l'opportunité. Sa rivalité avec le Seigneur Kakita était bien connue et si chacun tenait en grand respect son rival, il n'était pas un cours durant lequel les deux hommes ne critiquaient l'école de l'autre devant leurs élèves.
On raconte qu'à l'aube de la quarantaine, Mirumoto se rasa la tête pour se faire moine et cessa de porter les épées tout en continuant à former ses successeurs. Un jour qu'il traversait une rivière en bac avec un de ses étudiants, ils virent trois tueurs à gages qui les attendaient sur l'autre rive. Mirumoto n'avait pas d'épée et son élève avait imprudemment oublié les siennes mais le vieux guerrier ordonna à son disciple de continuer à ramer. Il prit un simple couteau et commença à tailler une des rames. Le temps qu'ils accostent, il avait en main un boken de bois grossièrement taillé et il tua les trois assassins avec son arme improvisée. Puis, il cessa de se raser le crâne et abandonna sa vie de moine sans un regret.
Peu après, Shinsei rassembla tous les grands guerriers de l'Empire pour trouver parmi eux les Sept Tonnerres et Mirumoto s'avança juste après Dame Matsu pour accompagner le Petit Maitre. Il ne s'était jamais marié mais avait adopté un de ses meilleurs élèves, Hojatsu. Il confia au jeune homme l'avenir de leur école et partit dans l'Outremonde dont il ne revint jamais.

Agasha
S'il est une femme qui laissa un héritage des plus inattendus dans l'Empire, il s'agit d'Agasha. Nul n'avait jamais entendu parler d'elle avant qu'elle ne suive Togashi vers les montagnes du nord mais ceux qui lurent ses écrits sur ce voyage en furent profondément marqués. Agasha prit en effet une multitude de notes sur tout ce qu'elle vit durant son périple. Au lieu de parler de son seigneur elle décrivit avec un étonnant mélange de poésie et de pragmatisme le monde qui l'entourait, les plantes, les animaux et les phénomènes naturels. Liant ses observations profanes avec ses expériences de shugenja, elle jeta ainsi sans le savoir les bases du rapport à la nature qu'entretiennent de nombreux rokugani. Un mélange de respect religieux et de compréhension intuitive du monde naturel et de ses influences.
Quelques années à peine après qu'elle ait rejoint Togashi, les écrits d'Agasha étaient largement copiés et redistribués dans tout l'Empire. On pense qu'elle suscita ainsi de nombreuses vocations et poussa d'autres personnes à rejoindre le clan du Dragon afin de partager cette compréhension éclairée du monde naturel. Il était en effet évident qu'en plus d'avoir un sens certain de la beauté, Agasha était également très méthodique dans sa démarche de description et d'observation du monde. Ses parchemins abondaient en schémas et illustrations copieusement annotés et riches d'enseignements sur le monde naturel.
Mais même les disciples de la jeune femme avaient du mal à la comprendre car peu d'entres eux avaient sa tournure d'esprit et aucun ne comprenait les mystérieux symbôles qu'elle utilisait dans ses notes personnelles et qui semblaient former un code sans pour autant en être un. Agasha leur transmit cependant les premières bases de l'alchimie qui fut par la suite le domaine de prédilection de sa famille ainsi que de nombreuses connaissances qui permirent au clan du Dragon de développer de nombreuses techniques inédites dans des domaines aussi divers que l'agriculture et l'art de la forge. Lorsqu'elle mourut en 82, elle était bien agée mais son esprit semblait aussi clair et précis que durant sa jeunesse. Ses successeurs développèrent leurs propres méthodes et pendant quelques siècles, on négligea ses carnets "codés". Il y eut bien des gens pour tenter de percer à jour les fameux "petits puzzles" constitués par les symbôles d'Agasha mais personne n'y parvint et en quelques décennies, ils devinrent de simples icônes perpétuant le souvenir de la jeune shugenja.

C'est près de huit siècles après sa mort que le véritable héritage d'Agasha fut révélé de manière fortuite. Un jeune shugenja du nom d'Agasha Daijoku découvrit en effet que le principal carnet de son ancêtre dissimulait des documents dans sa reliure. Ces documents étaient quant à eux bel et bien codés et il fallut une semaine au jeune homme pour percer le code à jour et découvrir la véritable signification des "petits puzzles" d'Agasha. Ces symbôles qu'elle utilisait dans ses carnets n'étaient pas un code mais une série de glyphes présentant les différents composants des objets, plantes et animaux qu'Agasha avait observé durant toute sa vie. Une nomenclature scientifique aussi innovante que précise et non un langage comme on l'avait pensé. Car non content d'observer, celle qu'on considère comme la première alchimiste de l'empire avait en effet expérimenté et en était arrivée à un point ou elle avait pu découvrir les principes et composants essentiels de tout ce qu'elle avait examiné.
Dit plus clairement, les disciples d'Agasha avaient cherché pendant huit siècles des informations sur des choses que leur fondatrice avait déjà découvertes et mises en formule de son vivant. Agasha avait jeté les bases d'un véritable système scientifique pouvant être utilisé conjointement avec les talents d'un shugenja, chacun se nourrissant de l'autre pour permettre une plus grande compréhension du monde physique. Et ses élèves avaient en fait passé des générations à tenter de mettre en place un système unifié, une méthode d'analyse et de classement de leurs travaux qu'elle avait déjà élaborée à leur intention mais n'avait jamais dévoilée. Et même aujourd'hui, nul ne sait pourquoi Agasha garda ainsi secrètes les explications qui auraient pu grandement aider ses disciples et successeurs au lieu de les forcer à refaire sans le savoir une multitude de choses qu'elle avait accompli avant eux avec beaucoup moins d'efforts.

Agasha Kitsuki
Neveu du daimyo de la famille Agasha, Kitsuki s'avéra très décevant aux yeux de ses professeurs. A l'encontre des autres futurs shugenja de son école, il n'éprouvait absolument aucune affinité envers le monde surnaturel bien qu'il possède le potentiel de se faire comprendre des kami. La mystique du Tao, les Fortunes, les kami et les éléments ne l'intéressaient guère et il leur préférait le monde naturel. Bien que l'école Agasha enseigne depuis ses origines nombre de principes scientifiques, le jeune homme était véritablement fasciné par le monde matériel et même les principes magiques les plus élémentaires ne suscitaient pas sa curiosité. Il préférait observer les charlatans et les escrocs qui prétendaient posséder des pouvoirs magiques afin de soutirer de l'argent aux paysans crédules. Il apprit ainsi la plupart des astuces des prestidigitateurs mais développa aussi nombre de notions sur la psychologie et aiguisa son sens inné de l'observation déjà considérable.
Malheureusement, ses propres centres d'intérets le marginalisaient de plus en plus au sein de l'école et un des sensei finit par le sommer de se reprendre sous peine d'être renvoyé.
Lorsque l'on retrouva le corps de l'enseignant deux semaines plus tard avec le wakizashi ensanglanté de Kitsuki près de lui, il fut convoqué par son oncle. Celui-ci voulait que Kitsuki se donne la mort mais accepta de lui laisser un peu de temps pour prouver son innocence car le jeune homme persistait à refuser d'admettre sa culpabilité et prétendait pouvoir démasquer le vrai coupable.
Moins de vingt-quatre heure plus tard, Agasha Kitsuki se présentait à nouveau devant son oncle et seigneur, amenant avec lui le véritable assassin ainsi que ses aveux écrits. La manière dont il mena l'enquête-éclair qui lui sauva la vie n'est pas détaillée dans la plupart des légendes du Dragon mais figure parmi les enseignements élémentaires dispensés par l'école que Kitsuki reçut la permission de fonder.

Rapidement, le jeune homme développa et enseigna ses techniques qui donnèrent naissance aux redoutable magistrats du Dragon, dont le sens de l'observation cause souvent l'embarras des personnages puissants et fait le délice des conteurs heimin et de leurs auditoires avides d'histoires de justiciers intrépides. Lorsque quelques années plus tard le jeune homme déjoua une tentative d'assassinat contre le seigneur de la famille Mirumoto, sa réputation et cet exploit firent qu'il lui fut ordonné en 820 de prendre la tête d'une nouvelle famille du Dragon, portant son nom.
Malgré cette nouvelle responsabilité, Kitsuki continua à mener un grand nombre d'investigations en personne, perfectionnant sans cesse ses méthodes en dépit du danger. Bien qu'aucune relation officielle n'existe à leur propos, on raconte couramment que Kitsuki et ses techniques d'investigation n'étaient pas du tout appréciés du clan du Scorpion aux méthodes souvent "particulières" et notamment de la redoutable Bayushi Shiko qui fut sa nemesis. On admet que c'est en poursuivant cette femme qui détenait des documents compromettants pour un daimyo de la Licorne que l'intrépide Kitsuki finit par succomber dans les parages de la forêt de Shinomen, empoisonné par les parchemins trafiqués de Shiko qui s'avérèrent à la fois mortels et faux.
Une pièce récente intitulée "les yeux et les oreilles" écrite par Doji Yosei suscite un certain émoi dans les cours, notamment celles du clan du Lion, en présentant une version romancée de la vie de Kitsuki et de sa rivalité avec la représentante de la famille Bayushi. Quelle que soit la vérité exacte, nombre de détails resteront probablement à jamais obscurs sur cette affaire qui emporta Agasha Kitsuki en l'an 829, à l'âge de trente et un ans.


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Dragon, II

Message par Scoub le Dim 17 Déc - 12:46

Mirumoto Kaijuko
Fille du seigneur Mirumoto Watanubo et de son épouse (Doji) Kaijuko dont elle prit le nom, cette femme demeure remarquable par bien des aspects en ce qui concerne la nature excentrique du clan du Dragon. Kaijuko venait d'avoir seize ans lorsqu'en 805 son père mourut et que son oncle paternel, Mirumoto Ujino, s'avança pour prendre sa place. Kaijuko défia alors Ujino, lui disant qu'il faudrait qu'il prenne sa vie avant de prendre la place de son père et elle le tua en duel, devenant ainsi la première femme de l'histoire à prendre les rènes de la famille Mirumoto.
Kaijuko était d'une beauté certaine et ne coupait jamais ses longs cheveux soyeux, préférant les arborer avec des kimono lui permettant d'accentuer encore sa beauté. Elle avait un nombre considérable de prétendants qu'elle manipulait sans une once de scrupule, au point qu'un de ses contemporains, le célèbre poète Kakita Sojatsu, la surnomma très ironiquement "le Scorpion Ecailleux". De fait, la rivalité entre Kaijuko et la dame Bayushi Shinoko (l'épouse du Champion du Scorpion) était bien connue et la dame de la famille Mirumoto ne ratait jamais une occasion d'humilier les ambassadeurs du clan des Secrets. Kaijuko régna plusieurs décennies sur sa famille et se montra une politicienne aussi subtile qu'avisée, fidèlement servie par un homme dont on a longtemps admis qu'il était son amant, Kitsuki Runoso. Elle ne se maria jamais malgré sa beauté et n'eut aucun enfant, ce qui permit au fils de Mirumoto Ujino (son oncle qu'elle avait tué bien des années auparavant) de prendre sa suite lorsqu'elle fut trop agée pour repousser sa retraite. A l'age de quatre vingt huit ans, Kaijuko retourna voir le seigneur des Mirumoto, son cousin, pour tenter d'obtenir son pardon et s'éteignit peu après.

Mirumoto Tokeru
L'histoire de Tokeru est souvent citée aux jeunes enfants du clan du Dragon pour illustrer l'honneur et le sens du devoir du samurai. Lorsqu'il naquit en 433, il suivait de peu son frère jumeau mais si celui-ci était venu au monde sans problème notable, la deuxième naissance faillit tuer leur mère, épouse du daimyo de la famille Mirumoto. Le père des jumeaux baptisa son second fils du nom d'Omosa (lourd) mais jamais surnom ne fut plus mal porté car durant leur enfance, il se révéla être le plus joli et le plus charmant des deux frères.
Une fois adulte, Tokeru demeura dans l'ombre de son jumeau et ainé Ryudumu qui finit par hériter de la charge paternelle. Malheureusement, il s'avéra bien plus respecté et même admiré que son frère et daimyo alors qu'il s'efforçait de le servir avec fidélité et humilité. A la longue, Ryudumu devint de plus en plus jaloux de son cadet qui suscitait un dévouement dépassant largement celui qu'il inspirait lui-même. Et lorsqu'il se maria et surprit les regards admiratifs que sa jeune et belle épouse lançait vers son frère, cette jalousie finit par l'obséder.
Rapidement, Ryudumu fut tellement rongé par ses sentiments qu'il en vint à défier en duel à mort son jumeau. Tout le monde savait que Tokeru était un guerrier plus accompli et qu'il pourrait tuer son jumeau le plus légalement du monde. Certains même devaient sans doute envisager cela avec impatience et espéraient certainement qu'un nouveau seigneur plus digne de leur loyauté allait monter sur le trône.
Mais lorsque les deux frères s'affrontèrent, Tokeru ne fit rien pour empécher son seigneur de le tuer, comme cela devint immédiatement évident aux yeux de tous les témoins. L'histoire de rapporte pas ce que devint Ryudumu après ce duel qui lui coutait un frère loyal et une bonne part de son propre honneur mais l'esprit de sacrifice de Tokeru quant à lui n'a jamais été oublié.

Mirumoto Hojatsu
De l'enfance et de la vie du fils adoptif du célèbre Mirumoto, on continue à tout ignorer. Il apparait qu'il fut certainement le meilleur disciple du fondateur du style Niten et que c'est pour cette raison que son sensei l'adopta et fit également de lui l'héritier de leur école avant de partir pour l'Outremonde avec les autres Tonnerres.
Bien que Mirumoto soit le fondateur du Niten, le véritable auteur du traité portant ce nom est en fait Hojatsu dont le souvenir est encore respecté précisément parce qu'il sut mettre en forme et structurer les notes assez brouillon de son maître. Hojatsu affina et innova également de manière perceptible les enseignements de Mirumoto et fut considéré comme son égal au point que le très renommé Kakita lui-même le traita avec respect.

Ce respect, mutuel, les amena finalement après une première rencontre ou seules leurs volontés s'affrontèrent à se retrouver sur le champ de bataille, alors qu'Hojatsu prétait son talent au clan du Lion en conflit avec les suivants de Kakita. Les deux guerriers se mirent en position et en éclair, tout fut joué. Hojatsu périt en l'espace d'un souffle mais au moment même de sa mort, son ultime geste lui permit de blesser grièvement un guerrier qui n'avait jamais croisé le fer avec son père. Quelques instants plus tard, le grand Kakita à l'agonie prit l'épée de Hojatsu et se donna la mort avec elle, ultime preuve de respect pour le jeune homme qui avait été le seul à manquer le surpasser dans la voie du sabre.

Agasha Nodotai
Nodotai est considéré par les siens comme un des grands esprits de leur famille en raison de ses nombreuses qualités. Elevé à l'origine pour être un bushi, il rejoignit l'école des shugenja de son clan durant son enfance mais ne perdit jamais son intérêt pour les questions militaires. Dans le même temps, il développa ses aptitudes de pédagogue et nombre de jeunes gens de sa génération purent le remercier car il avait un talent incroyable pour expliquer et illustrer jusqu'aux maximes les plus obscures du Tao de Shinsei. Aucun domaine ne semblait hors de sa portée mais sa passion pour les choses de la guerre et la clarté exceptionelle de son esprit fit qu'on le recommanda à des postes militaires de plus en plus prestigieux. Il était devenu le conseiller du jeune général Akodo Ukija lorsque les gaijin venus d'au-delà des mers attaquèrent t la capitale de l'Empire durant la fameuse Bataille du Cerf Blanc (442). Il se tenait près d'Ukija lorsqu'il fut abattu par une balle de fusil destinée au général du Lion et celui-ci honora son souvenir en adoptant la famille du shugenja. Le souvenir de Nodotai demeure dans sa famille d'origine mais aussi parmi les descendants d'Akodo Ukija qui peuvent s'enorgueillir de l'avoir comme ancêtre.
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Re: Personnages historiques du clan du Dragon

Message par Scoub le Dim 17 Déc - 12:48

Mirumoto Gojanuwan
Bien qu'il soit son frère ainé, Gojanuwan laissa à son cadet Mirumoto Kabe la direction de leur famille car il était évident aux yeux de tous y compris aux siens qu'il était plus apte comme général que comme seigneur du Dragon. Il servit loyalement son frère mais ç'est un évènement aux conséquences gigantesques qui le rendit célèbre aux yeux de tout l'Empire. Lorsque l'ise-zumi Togashi Yamatsu découvrit que l'esprit du sorcier fou Iuchiban rodait dans l'ombre de la cour de Mirumoto Kabe, Gojanuwan fut le premier à considérer que Iuchiban avait certainement un plan plus vaste en cours de route. Il demanda et obtint la permission de mobiliser les armées du Dragon et lorsque l'on apprit peu de temps après que les suivants de Iuchiban se rassemblaient près de Ryoko Owari, Gojanuwan put ainsi marcher rapidement avec son armée vers les lointains territoires du Scorpion. Ses troupes rejoignirent ainsi en grand nombre celles des autres clans à la Bataille de la Rivière Endormie et leur aide presque inattendue s'avéra des plus appréciables.
Gojanuwan était au cœur des combats et fut publiquement reconnu par l'Empereur lui-même comme un commandant extraordinaire et d'un zèle exceptionnel dans une bataille qui ne manquait pourtant pas de héros. C'est en partie à la mémoire de cet homme que malgré son isolement on considère encore le clan du Dragon comme une force militaire redoutable alors qu'il intervient peu, mais souvent de manière décisive, dans les conflits de l'Empire.

Mirumoto Masaya
La guerrière Masaya est peu connue des historiens mais nombre de duellistes de l'Empire (et en particulier ceux du Dragon) la considèrent comme l'égal de Mirumoto lui-même ou de son fils Hojatsu. Paradoxalement, Masaya ne tua ni ne blessa jamais personne durant sa longue carrière qui demeura des plus discrètes.
Masaya n'était que le yojimbo de sa sœur ainée, diplomate auprès de la cour, lorsqu'un incident l'obligea à affronter par le sabre un duelliste redoutable, Doji Shimitsu. Tous deux se tinrent face à face et tout le monde ou presque s'attendait à la mort de la jeune femme lorsque Shimitsu lui concéda soudain la victoire. L'incident était notable mais Masaya retomba rapidement dans l'anonymat. Ca n'est qu'après sa mort que ses parents découvrirent qu'au cours de sa vie, elle avait été défiée à quatorze autres reprises en duel et que tous ses adversaires sans aucune exception et quel que soit leur talent lui avaient concédé la victoire sans qu'elle ait jamais sorti son sabre. Nul ne saura jamais quel était le véritable talent de Masaya mais elle illustre parfaitement cette maxime de Shinsei qui dit
"Nul n'est plus dangereux que celui qui se sait prèt".

Mirumoto Sasugo
Née dans la famille Shiba du Phénix, cette guerrière accomplie épousa durant le cinquième siècle un yojimbo de la famille Mirumoto et voua sa vie à protéger les shugenja de son nouveau clan. Sasugo fut impressionnée par les prouesses martiales de ses nouveaux parents et en particulier par la connaissance étendue des kami et de la magie que possédaient nombre de bushi Mirumoto. Cependant, elle se rendit compte que les yojimbo Mirumoto bien qu'ils possédent une grande connaissance des capacités des shugenja qu'ils devaient protéger prenaient rarement la peine de profiter des dites capacités. Au lieu d'agir de manière synchrone, yojimbo et shugenja combattaient comme deux individus distincts et ne tiraient aucun atout de leurs aptitudes respectives. Sasugo éprouva un certain nombre de difficultés à faire passer ses propres opinions en la matière et ses élèves furent souvent l'objet des remarques ironiques de leurs pairs.
Les descendants de Sasugo continuèrent à transmettre ses enseignements malgré le dénigrement dans lequel on les tenait. Quelques siècles plus tard, un conflit frontalier entre Grues et Lions causa quelques soucis au Dragon et les shugenja qui se rendirent sur le champ de bataille s'avérèrent plus décisifs qu'à l'accoutumée, principalement parce que leurs yojimbo veillaient à les protéger tout en ne les génant pas et à neutraliser les menaces contre lesquelles leurs protégés auraient gaspillé leurs précieux pouvoirs au lieu de s'en servir au mieux des intérets du clan. Les seigneurs de la famille Mirumoto consultèrent Mirumoto Zurui, le dernier descendant de Sasugo et le sensei de ces yojimbo. On finit par reconnaître la valeur des enseignements de la guerrière oubliée et c'est ainsi que vit le jour la famille vassale Zurui, encore chargée aujourd'hui de former des yojimbo dans l'esprit des enseignements de Mirumoto Sasugo.

Agasha Hanujito
Bien que l'école des shugenja Agasha soit surtout réputée pour ses alchimistes et ses artisans, elle a sa part de traditions martiales et la mémoire d'Agasha Hanujito est entretenue par ceux qui souhaitent ne pas oublier cet aspect de la vie d'un shugenja au service du Dragon. De son vivant, Hanujito sortit de l'anonymat en tant que commandeur en second du fameux général Mirumoto Gojanuwan. Lorsque celui-ci poussa le clan du Dragon à rassembler ses forces contre les suivants de Iuchiban dont on venait de découvrir l'esprit errant évadé de sa prison, il confia à Hajunito la tàche d'obtenir toutes les informations et tous les moyens nécessaires à la bataille qui ne manquerait pas d'avoir lieu dans un avenir proche. Ainsi, Hanujito et ses suivants étaient préparés à affronter les Adeptes du Sang et leurs troupes de morts-vivants lors de la Bataille de la Rivière Endormie. Ils surent utiliser leurs pouvoirs au mieux de leurs capacités et surtout ils eurent le temps de préparer les guerriers du Dragon aux dangers et points faibles spécifiques aux forces de Iuchiban. Cette connaissance de l'adversaire combinée à l'arrivée inattendue des armées du Dragon au grand complet joua un rôle décisif dans le déroulement de la bataille et la défaite de Iuchiban.

Togashi Nyoko
La légende de Togashi Nyoko ne dit rien de l'époque à laquelle elle est censée avoir vécu et prétend de plus qu'elle aurait été à la fois forgeron, shugenja et même bushi avant (ou après ?) avoir rejoint l'ordre des ise-zumi. Comme on pourrait s'y attendre, les intéressés eux-mêmes n'ont guère d'informations utiles à donner à son sujet et il n'est pas rare qu'on considère cette histoire comme apocryphe.
Ceux qui défendent la véracité de sa légende arguent du fait que la création de cinq lames prestigieuses est attribuée à la femme forgeron. Mais s'ils parlent sans cesse des cinq lames de Togashi Nyoko, le fait est que l'on ne connaît le nom que de quatre d'entres elles et pas grand-chose de la supposée cinquième. Certains doutent de son existence et y voient d'ailleurs une métaphore destinée au clan de la Grue, héritier des fameuses cinq épées de Doji Yasurugi. Cependant, la famille Mirumoto prétend que le wakizashi de son daisho ancestral est la fameuse cinquième lame de Nyoko, bien qu'on ne lui connaisse aucun nom.

En ce qui concerne les quatre autres armes attribuées à Nyoko, le katana Impitoyable et le wakizashi Honorable formaient à l'origine un daisho mais les deux lames ont parfois été séparées. Elles seraient encore détenues par le clan du Dragon à l'heure actuelle.
Le katana Courage n'a plus fait parler de lui depuis des générations alors qu'à l'inverse le no-dachi Affamé quant à lui est soupçonné d'être impliqué dans une bataille entre Licornes et Dragons au siècle précédant. De son vivant, Nyoko aurait déclaré que ce sabre, le dernier des cinq a avoir été forgé, serait source de tourments pour son maître car l'harmonie des éléments en son sein ne serait pas parfaite. Si cela est vrai, on peut alors s'interroger sur le fait que l'arme n'ait pas été détruite par sa créatrice… Le mystère prend d'ailleurs une toute autre allure quand on tient compte du fait que le fameux wakizashi ancestral des Mirumoto est lui aussi souvent considéré comme la dernière des cinq épées à être sortie de la forge...

Togashi Nyoko, qui qu'elle ait pu être en réalité, n'a pas fini d'amener les forgerons, les historiens et les guerriers de l'Empire à s'interroger une fois de plus sur les mystères du clan du Dragon.

Togashi Kaze
La vie de Kaze avant qu'il n'entre dans la confrérie des ise-zumi est un mystère mais à l'encontre de la majorité de ses frères, il est resté dans les mémoires bien après sa disparition, marquant les contes populaires des heimin dans tout l'Empire mais également les fondamentaux martiaux de la plupart des dojo de combattants.
Kaze fut parmi les premiers combattants de l'histoire à développer vraiment l'art du combat à main nues et on le considère comme l'un des pères, voire le fondateur, du jiu-jitsu. Il vécut durant le troisième siècle, à une époque ou la caste samurai monopolisait les arts guerriers, renforcée par un édit impérial interdisant au peuple l'usage des armes. Togashi Kaze parcourut l'Empire et défia un grand nombre de samurai armés de leurs sabres, leur faisant mordre la poussière sans utiliser autre chose que ses mains et ses pieds. Il affirmait vouloir donner au peuple un moyen de se défendre quand les samurai ne pouvaient l'aider, et ce sans enfreindre l'édit du Fils du Ciel.
La légende de l'ise-zumi se répandit et le précéda, faisant ainsi venir à lui nombre de paysans désireux d'apprendre à se défendre. Finalement, il fut convoqué devant Hantei III en l'an 268 et l'Empereur le somma de lui apprendre ses secrets.
A la surprise de la cour, Kaze refusa tout net l'ordre impérial et le Fils du Ciel ordonna à son Champion d'Emeraude Doji Kuzume d'executer le moine impertinent. Lorsque Kaze annonça qu'il n'utiliserait pas ses secrets contre le champion impérial, même pour défendre sa vie, Kuzume s'inclina devant son empereur et lui fit part de son regret. Il ne pouvait tuer un homme refusant de se défendre et sollicitait la permission de faire seppuku afin de ne plus offenser le Fils du Ciel par sa défaillance. L'Empereur acquiesça avant d'ordonner à Matsu Noshin de remplaçer Kuzume et de tuer Kaze. Le nouveau champion s'executa aussitôt et Togashi Kaze emporta avec lui ses secrets dans la mort.
Le pouvoir impérial ne chercha apparemment pas à retrouver les disciples heimin de Kaze ou ne put les identifier. L'affaire fut vite oubliée mais ne resta pas sans suites. Le jiu-jitsu continua à se transmettre au sein de la paysannerie de l'Empire ainsi que les ordres monastiques et graduellement, il finit par entrer par bribes dans les dojo des samurai. Cependant, rares sont ceux en dehors des moines du Dragon qui en pratiquent vraiment la forme la plus pure et la plus aboutie. Elle est nommée Kaze-do, à la fois pour honorer son créateur mais aussi parce que la dénomination de Voie du Vent semblait appropriée à cet art martial particulièrement vif et dynamique.
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