Markgraf, nous voilà !

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Markgraf, nous voilà !

Message par Andarius le Mer 8 Avr - 22:04

(Salut, alors étant donné que je ne risque pas de pouvoir vous faire jouer avant un petit bout de temps, je vous poste le récit de votre arrivé au campement du capitaine Kaufmann. Pour cela, je me permet d'empiéter sur la section d'Antoine, donc si vous voulez mettre ce post autre part (à l'exception de l'endroit où l'on range les fiche de Qin), ne vous gênez pas.)

Le soleil était sur son couchant, partiellement masqué maintenant par les épaisses frondaisons de la Drakwald, dans lesquelles, déjà, commençaient à jouer des ombres aux formes tortueuses. C’est à ce moment précis que le convoi arriva devant le barrage routier. Il n’était composé que de deux gros rondins à peine dégrossis, glissés, aux deux extrémités, dans les renfoncements de petites bornes faites de galets et de morceaux de granit liés entre eux par une épaisse couche de mortier. Immédiatement sur la gauche du barrage se trouvait une grande tour ronde faite de pierre, du haut de laquelle voletait un étendard écharpé, dont le centre était décoré des armoiries de la famille des Todbringer : une barbacane encadrée par deux tours, l’ensemble surplombé par un profil de loup couronné. L’arrière de la tour était partiellement effondrée, laissant la partie supérieure de la construction à ciel ouvert. Au pied de cette dernière reposaient une multitude de décombres, apparemment anciens : des poutres, des blocs de pierres et même une cloche de bonne taille, fendue à sa base. Le tout était couvert d’orties et d’une épaisse mousse verte. L’on pouvait voir en haut du bâtiment deux sentinelles, accoudés sur un des créneaux, qui discutaient tout en observant l’horizon. Un petit bâtiment fait de bois était directement accolé au dos de la tour ; celui ci était bien plus récent, en témoignaient ses planches de bois claire, encore suintantes de sève ; le toit semblait en voix de construction, ce à quoi plusieurs hommes tors nus travaillaient énergiquement. Deux d’entre eux s’adonnaient, à l’aide de hachettes, à la confection de planches et de madriers, alors qu’un autre, juché sur l’appentis, martelait violemment la bordure du toit sur laquelle il était.

Étant à l’avant du convoi, le sergent Keffner fit signe à deux hommes assis sur le bord du chemin ; ils étaient tous deux habillés de tuniques bleues ornées de la livrée de la Cité du Loup Blanc. Les deux Middenheimer étaient têtes nues et avaient entre leurs mains de longues arquebuses, ce qui ne manqua pas de faire frissonner le jeune halfling, qui alla se blottir au flanc d’Alaric. Après avoir déposé leurs armes contre l’arbre auxquels ils étaient adossés, les deux factionnaires vinrent soulever les deux rondins, permettant au convoi de s’engouffrer dans le campement de fortune. Celui ci était installé sur le bord de la route, qui avait été, de toute évidence, déboisé pour accueillir les cinq tentes de toiles, parsemées de caisses et de tonneaux, autour desquelles s’activaient les réguliers de Middenheim.

Deux rudes gaillards attendrissaient du bâton deux lièvres pendus par les pattes à un râtelier. L’un d’eux remarquant le passage des chariots, frappa l’épaule de son compère, l’invitant de la tête à regarder les nouveaux arrivants. Un peu derrière les tentes, une demi douzaine de soldats, équipés de pelles et de pioches, creusaient la terre qui se trouvait sous de larges souches. Assis sur une d’entre elles, un des hommes fumé la pipe, le regard portait vers le ciel. Il avait une barbe épaisse et touffu, qui arrivait quasiment à la moitié de son torse dévêtu ; son crâne était cerclé d’un anneau de fer sans ornement et son visage était balafré de son oreille droite à son nez. A l’avant des tentes, deux autres bidasses épluchaient toutes sortes de légumes au dessus d’une bassine, dans laquelle ils lançaient avec nonchalance le fruit de leur labeur. A quelques mètres d’eux, un homme de petite taille soufflé avec ardeur sur un feu de camp au dessus duquel pendaient deux larges marmites de fer, d’où sortait une épaisse fumée blanche. Des fusils croisés par quatre, sur lesquelles étaient posés tuniques et des bandoulières, parsemaient le camp sur toute sa longueur.

Après avoir parcouru la vingtaine de mètres de route qui longeaient le campement, le sergent Middenheimer ordonna à l’ancien régisseur de parquer ses deux derniers chariots sur le bord du chemin. Après une rapide manœuvre, la plupart des voyageurs commencèrent à s’extraire des voitures tout en portant des regards inquiets vers les soldats qui les dévisageaient.


A peine nos escorteurs étaient ils descendus de leurs chariots, qu’ils aperçurent le capitaine Kaufmann venir dans leur direction à grandes enjambées, une pomme à la main et un grand sourire au milieu de son collier de barbe. Il portait à nouveau son magnifique béret turquoise, au bout duquel pendouillait une médaille représentant un loup armé d’une longue épée. Il était suivi de deux soldats armés de hallebardes et vêtus de gambisons cloutés. Accompagné de Goregher et de Vatheim, Keffner se dirige vers son officier supérieur et après un bref salut s’adressa à lui :

“- meine Verehrung ! herr Hauptmann.
- Gutentag Unteroffizier. Bien, je vois que vous avez réussi à sortir nos voyageurs de ce bourbier. Avant toute chose, vous allez me poster cinq hommes autour de ces chariots, je ne veux pas de drame ce soir. Pour la suite
, dit-il en portant son regard sur Markus, cela va dépendre de la bonne volonté de nos invités. Allez me chercher le feldgeistliche Dahmbach et cinq autres hommes du 34ème Trupp.
- Zu befehl, herr Hauptmann !“


Alors que le sergent s’éloignait en direction du campement, le capitaine Kaufmann se dirigea vers nos convoyeurs, toujours en compagnie de ses deux bidasses :

“-Gut… Heureux de vous revoir herr Marbourg, dit-il avec un air emphatique. Comme prévu, nous allons nous assurer que vos gens sont bien portants, mais avant cela nous allons devoir désarmer votre milice. Veuillez leurs demander de nous remettre leurs armes. Ah, et je compte sur leur honnêteté, je ne veux pas avoir de raisons de ne plus pouvoir vous faire confiance…

Les deux soldats s’avancèrent respectivement en direction d’Alaric et de sœur Alizebeth. Le premier, qui se dirigea vers le chevalier, était un homme au corps sec et élancé ; son visage était large et imberbe à l’exception de ses sourcils, particulièrement fournis. Il était habillé de larges braies brunes et d’une tunique bleue déchiquetée au niveau des manches, qu'il portait en dessous de son gambison, déchiré lui aussi en plusieurs endroits. Sa tête était couverte d'un chasteler vert au bout duquel pendait une petite clochette.
Le second, qui lui se dirigea vers la prêtresse du prestigieux ordre du marteau d’argent était d’un genre bien différent : c’était un soldat large et bedonnant, portant des culottes enflées aux cuisses et de longues chaussettes beiges qui montaient jusqu’aux genoux. Il était chaussé de sabot en bois et son torse était couvert d’un fin plastron d’acier entièrement cabossé et fendu à différents endroits. Son visage témoignait d’année de campagne militaire : cicatrices, nez et pommette fracturés, il était la preuve tangible que l’on pouvait survivre à plus d’une guerre au sein de l’empire…



Pour Alaric et Wesbroglio :

Spoiler:
Pour connaitre la signification de feldgeistliche et des autres grades cités durant la discussion entre Keffner et Kaufmann, il vous faudra faire un test moyen de connaissance académique (stratégie/tactique) ou bien un test difficile (-10%) de langage secret (langage de bataille).

Pour Alizebeth et Markus :

Spoiler:
Un Feldgeistliche est l'équivalent d'un aumônier au sein de l'armée impériale, à ceci près qu'il fait aussi office de combattant.
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Re: Markgraf, nous voilà !

Message par Yasuki Tony le Jeu 9 Avr - 15:05

Alaric considéra les deux hommes, des soldats middenheimer, tous plus malpolis les uns que les autres, mais apres tout ce n'était pas la première fois qu'il leur confiait son arme...Mais il n'avait pas le choix, la sécurité des réfugiés en dépendait et donc du même coup son honneur. Il avisea, tira son épée du fourreau d'un mouvement et la confia à un des soldats, apres tout lui ou Kauffman quelle différence cela ferait ? Ils étaient aussi roturier l'un que l'autre, mais Kauffman paraissait plus fin que les autres et parlait de cette étrange manière, mesurant chaque mot, Alaric avait deja croisé des hommes de cette trempe et n'en savait que penser.


Il pria silencieusement la Dame, qu'il estimait avoir été tres généreuse jusqu'à présent, que nul mutant ne se soit encore caché parmi les réfugiés.
Peut être demain aurait-il la chance de voir un nouveau jour de Quête ?


(Pour le grade d'Hoppman, ne le connais-je pas deja ? ayant fréquenté le capitaine Schieller)
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